Le trail de Ecuillé : mon récit de course

Ma première course de nuit : le trail nocturne d’Ecuillé, c’était un vrai voyage dans la nature. On m’en avait tellement parlé que, j’avais besoin d’y assister. Cela n’a pas été facile puisque c’était ma toute première fois de réaliser une activité aussi passionnante dans la nuit. Mais, c’était sans compter que je prendrai plaisir. L’année suivante, je renouvelle donc cette belle expérience que voici.

Une nouvelle aventure

Tout commence en octobre lorsque je vais m’inscrire à nouveau pour revivre le plaisir du trail sur cette distance de 11 km. Cependant, cela me parait impossible puisqu’il n’y a plus de place alors, je me rabats sur le 17 km.

Le coup d’envoi sera bientôt lancé, il est temps d’aller dans le Maine-et-Loire. Au fur et à mesure que j’avance, j’observe le paysage et je me rends compte qu’il y a quelques changements. Désormais, le 9 km est celui du 11 en plus et il existe maintenant un XS de 6 km. Cette seconde idée ne m’enchante pas, non seulement le point de départ est sur parking, mais aussi, il est valable pour les 6 et le 11 km. Bienvenue les bouchons !

Pour ne rien arranger, tous les parcours partagent la même arrivée. Un double passage sur le pont-levis sans oublier l’escale à la tour de Douves. Je suis quand même sceptique, il va falloir attendre les derniers coureurs pour que les 11, 17 et 24 puissent accéder au Château.

La cour carrée : un terrain des plus insolites

C’est le début de la vraie course, nous sommes tous dans la cour carrée, rien n’a changé, un paysage toujours aussi beau. Je ressens comme une poussée d’adrénaline, c’est l’agitation dans la foule. Quant à nous, coureurs du 17 km, lorsque le coup d’envoi est lancé à 19 h 18, nous sommes en plein dedans.

Je commence doucement, il faut bien que je m’adapte à ce terrain glissant suite aux précipitations de la semaine. Fort heureusement, c’est carrossable, donc je m’en sors plutôt bien. Petit à petit, je prends mes marques et je constate des changements. Le périple commence avec des passages sur des terrains tortueux, dans des villages. Les petits et les grands sont chaleureux, ils nous acclament.

Au fur et à mesure que j’avance, je note de très belles nouveautés l’hippodrome est sec, ouf quel soulagement, après ce passage tortueux sur ces terrains escarpés. Ensuite, il faut ramper pour passer sous le tunnel de round-ballers, c’est différent, ça change. Je continue à mon rythme et ce n’est plutôt pas mal jusqu’ici.

Les 03 derniers kilomètres sont les plus difficiles et déterminants. Apparemment, les organisateurs ne sont pas allés de main morte avec les éléments techniques : la présence des cassis, des zig-zag, et le passage au bord ou dans l’eau rythme le parcours.

Il faut avouer que j’ai gagné en expérience puisqu’il me reste un peu d’énergie. Alors, j’en profite pour doubler quelques-uns des coureurs, c’est l’ultime étape. Il est temps de retourner au Château qui est le point d’arrivée, j’accélère, je fais le tour et je gagne quelques places. J’embranche le pont-levis et j’accélère une fois de plus. Pour cette dernière ligne droite, je m’efforce à doubler encore quelques coureurs et là, j’observe mon chrono : 1 h 57’, objectif atteint. Je suis soulagé et enthousiaste de ma course à pied. Une grande aventure, de belles découvertes au rendez-vous, un regain de confiance et enfin une belle préparation seule.