Le trail des callunes : mon récit de course

Une belle occasion de découvrir le trail au Pays des Ecrins. Le programme est bien chargé avec une pléthore de belles découvertes au rendez-vous. J’adore particulièrement cette période de l’année avec la présence des sapins, des petites routes insolites et un plateau à couper le souffle. Pendant mes heures perdues, j’aime y faire des déplacements à vélo pour venir explorer ce beau paysage. Mais pour l’heure, parlons de trail. Depuis quelques années, cette course a été organisée pour les passionnés comme moi.

Les Vosges, une terre destinée aux traileurs

On a tendance à le dire, Vosges est une terre de trail la preuve, il y a une station spéciale pour cette activité sportive. Cela remonte déjà à 05 ans que je pratique cette course de la nature. Je me perds dans les forêts pour obtenir un plaisir simple avec une vraie poussée d’adrénaline. C’est encore le cas cette année alors que je m’aventure vers un parcours de 18 km. Avec ma bande de passionnés d’Erin de trail.

Comme d’habitude, je mets mes chaussures de trail et ma tenue hivernale qui ont été choisies avec soin. Bien sûr, avec ce parcours bien balisé et tortueux, mes chaussures me seront d’une grande utilité. J’attends impatiemment le coup d’envoi qui sera lancé dans quelques minutes. Et puis là, je commence ma course vers la découverte des décors somptueux.

L’ambiance va bon train, la foule est toute excitée et moi j’ai l’esprit ailleurs. Je mets ma stratégie de course en marche pour faire mieux que la dernière fois. Je commence prudemment, malgré ce nombre d’années d’expérience, cette course est à chaque fois une nouvelle expérience. Je suis en émoi et j’ai hâte de regarder le résultat final sur mon chrono.

Un parcours mémorable

Les organisateurs ont misé sur des parcours alléchants. Je m’attaque au premier long parcours pour rejoindre le Pont de Longemer. Jusqu’ici, tout se passe drôlement bien et progressivement, j’attaque la montée de Rainkopf afin d’arriver à l’Alsace. Je m’assure de reprendre des forces puisqu’il y a encore du chemin à faire. Je vais doucement pour éviter de m’époumoner dès le début. Pendant mon périple, je remarque des visages familiers. Pour éviter toute distraction, je m’éloigne et je continue ma course avec détermination.

Je rejoins le Col du Las pour arriver sur Launois un parcours que je connais bien, je reçois donc une bouffée d’air frais et un visuel qui me fait oublier mon essoufflement. Le parcours est dénivelé et peu à peu, j’arpente les massifs. D’un air euphorique, j’amorce le dixième kilomètre et il ne me reste plus que 8. Jusqu’ici, je me sens en pleine forme et je compte bien le rester pendant un moment. Les autres traileurs avancent également à leur rythme et voilà que nous avons pris une route sinueuse pleine de boue.

Pour la dernière épreuve, nous arpentons les passages dans les tranchées, celui du monument de la Fontenelle et les braseros dans les villages. Et là c’est l’arrivée, je termine ma course d’Ecrin de trail en beauté avec un chrono d’1 h 40’, 28 du scratch. Il y avait également des champions célèbres notamment Stéphane Brogniart dans le V1. C’était sans conteste l’un de mes meilleurs trails, je recommencerais avec plaisir.